Né à Monza (Italie), il commence dès son plus jeune âge à se distinguer par ses dons artistiques. À l'instar de nombreux autres artistes européens de la fin du XIXe siècle, il voyage à travers le Vieux Continent à la recherche de la pureté et de l'authenticité de chaque pays.
L'Espagne l'attire par son caractère pittoresque mais aussi par les œuvres qu'il connaît des grands peintres espagnols. Il commence ainsi à la parcourir, particulièrement attiré par la vieille Castille. Par l'un de ces hasards qui marquent le cours de nos vies, lors d'un voyage qui devait le mener à León, une grande tempête de neige oblige le train qui le transporte à s'arrêter à Ávila. La tempête ne faiblissant pas, il doit y séjourner quelques jours. Mais ce séjour et ses déambulations dans les rues lui laissent une impression profonde. À tel point que, sans tarder, il transfère sa résidence dans notre ville et entame avec elle une relation très étroite, qui ne prendra fin qu'à son décès.
Guido, au caractère ouvert, est rapidement adopté par la société aviloise et devient le « peintre officiel » ainsi qu'une figure habituelle de la vie publique et culturelle locale. Son intégration est si rapide qu'il est nommé Fils adoptif d'Ávila en 1918.
Il rencontre bientôt Laura de la Torre, qui sera sa compagne pour le reste de ses jours, et s'installe au palais de Superunda, une grande demeure ancestrale située en plein cœur du centre historique, aujourd'hui également connue sous le nom de Palais Caprotti.
Pendant la guerre civile, il quitte Ávila mais, après cette parenthèse, il retourne dans la ville avec sa famille.
Caprotti gagnait sa vie principalement en réalisant des portraits sur commande, mais son œuvre s'est également enrichie d'un grand nombre de paysages et, surtout, de scènes de genre et types populaires. Il devient ainsi un véritable reporter du quotidien d'Ávila.
Une grande partie de sa production artistique est conservée dans la capitale aviloise et se trouve exposée dans le palais où il résida, aujourd'hui propriété de la municipalité.
http://palaciosuperunda.com/